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  1. Pour une appropriation citoyenne de la transition écologique et solidaire aux élections municipales de 2020

    Aux élections municipales, en Région Centre Val de Loire, Europe Écologie les Verts soutiendra des listes citoyennes dont le projet prendra pour axe la transition écologique et solidaire. 

    La démocratie est constitutive du projet écologique. Quand la biodiversité est en crise, quand les sols sont artificialisés, compactés, épuisés, le cycle des gaz à effet de serre est déréglé, les déchets solides, liquides et gazeux envahissent l’environnement, quand toutes les ressources atteignent leurs limites, la seule ressource qui soit encore quasiment illimitée, et sans doute notre seul atout, c’est la capacité d’initiative et de coopération de milliards d’humains.

    On ne réussira pas la transition écologique et solidaire sans la mobilisation de la population, une modification des manières de faire et de décider, la transformation des pratiques démocratiques. L’écologie politique est un projet global, social, démocratique et environnemental.  

    Le modèle économique dominant est destructeur de l’écosystème vivant et de l’écosystème social.

    Les effets s’en font sentir d’abord sur les populations les plus vulnérables, dans notre pays et  dans le monde. Le lien social est en crise, la solitude, le sentiment d’inutilité pèsent sur un nombre de plus en plus grand de personnes. Le système politique est en crise avec une perte de confiance dans les institutions, dans les partis politiques et dans les élus.

    Cette perte de confiance ne s’accompagne pas toujours de découragement, mais souvent aussi d’une volonté de reprendre le contrôle sur la vie de la cité, de très nombreux mouvements récents en sont l’illustration.

    Beaucoup de citoyens conscients des enjeux écologiques tissent déjà des liens étroits et travaillent au sein des milieux associatifs, syndicalistes, de l’économie sociale et solidaire.  Les prochaines élections municipales peuvent être l’occasion de prolonger cet engagement.

    La plupart des actions publiques à mettre en œuvre pour la transition écologique nécessitent des engagements au niveau local. Les intercommunalités gèrent aujourd’hui des compétences du quotidien (déchets, transports, eau..) qui sont des enjeux fondamentaux de la transition écologique. La taille des communes ou des communautés de communes est la bonne échelle territoriale pour y construire l’écologie politique du quotidien.

    Des élus se battent déjà pour faire progresser le respect de l’environnement et des ressources la démocratie, la justice sociale . Ils montrent qu’il est possible de promouvoir un urbanisme qui cesse d’éloigner les lieux de travail, d’habitat et de vie, le développement des mobilités actives et des transports en commun, l’isolation thermique des bâtiments, la maîtrise de la production et de la distribution des énergies renouvelables, la restauration de la biodiversité, la priorité aux populations les plus en difficulté, la solidarité et le vivre ensemble, des exigences pour l’éducation et à la culture...

    La relocalisation et la résilience des territoires que nous appelons de nos vœux passe par l’implication la plus grande possible des citoyens  que permet  justement l’échelon des communes et des communautés de communes. 

    C’est de nouveaux fonctionnements démocratiques permettant de faire réellement vivre cette participation citoyenne que nous avons tant besoin, et ceci dès l’élaboration du projet. La co-construction, le tirage au sort, les jurys citoyens, les forums ouverts, le non cumul des mandats, les directions tournantes, la transparence des décisions, la délibération, les consultations citoyennes, les budgets participatifs, les initiatives citoyennes sont des dispositifs démocratiques déjà testés positivement dans certaines communes dans notre pays et le monde. Ce seront les marqueurs décisifs de ce renouveau démocratique auquel nous nous associerons. Il faudra aussi imaginer comment rendre plus démocratique le fonctionnement des intercommunalités, dont la réforme n’est malheureusement toujours pas prévue.

    Le développement des initiatives citoyennes fait partie intégrante du projet écologiste depuis la création il y a 45 ans de l’écologie politique.  Europe Ecologie les Verts soutient par principe les initiatives qui visent à faire prendre plus de responsabilités à nos concitoyens.

    EELV Centre favorisera l’émergence des initiatives citoyennes candidates qui porteront un tel projet de renouveau écologique et démocratique, et les soutiendra.

    Ce soutien pourra prendre de multiples formes selon la taille des communes concernées, les rapports de force politiques locaux et leur histoire : appui à la formation collective, mise en réseau des dynamiques notamment dans les territoires ruraux, soutien juridique, aide à l’organisation …

    EELV est convaincue que l’écologie est le seul projet susceptible à la fois de faire face aux menaces d’effondrement et de construire un avenir désirable. Ce qui nous importe, c’est la construction collective de cet avenir autour des valeurs écologistes réconciliant l’économique, le social et la nature, c’est d’inventer des formes nouvelles d’exercice et de pratique du pouvoir local, nécessaires pour affronter les défis du XXI° siècle.

    Conseil Politique Régional d’EELV-Centre-Val-de-Loire — mars 2019

  2. La forêt qu’on défigure

    Depuis le 17 septembre, une intersyndicale de l’Office National des forêts a lancé une grande « marche pour la forêt » qui converge à la forêt de Tronçais, dans l’Allier, jeudi 25 octobre, pour dénoncer la gestion des zones boisées qui ne cesse de se dégrader.

    Le 25 octobre David Cormand  secrétaire national d’EELV était dans l’Allier à la forêt de Tronçais avec François Thiollet ( Blois) et Gilles Deguet ( secrétaire régional Centre-Val de Loire) pour l’arrivée de La marche de la forêt pour soutenir l’action des agents de l’ONF.

    Voici  la tribune de David Cormand parue dans le JDD : https://www.lejdd.fr/Politique/tribune-david-cormand-la-foret-quon-defigure-3786263?fbclid=IwAR3VBpU4gJSm43c55bBBYInABqPvmqILS1H8HmS3tB-5cXok6YZOt3mYFsc

     

  3. Mettre l’écologie au cœur des élections Européennes

    Pour préparer la campagne des élections Européennes François Thiollet a engagé une série de rencontres avec les groupes EELV de la Région.  La première réunion de travail a eu lieu jeudi 18 octobre dans l’Indre. Comte-rendu dans la Nouvelle République de l’Indre du point de presse réalisé à cette occasion :

    “ Se mobiliser pour le climat ”

    Les militants écologistes de l’Indre préparent les élections européennes qui se dérouleront le 26 mai 2019. François Thiollet, actuellement en septième position sur la liste nationale du parti (sur seize), vice-président de la Communauté de communes de Blois, est venu, la semaine dernière, à leur rencontre, à l’invitation de Jean Delavergne et Pierre Morizet.
    « La logique économique actuelle ne pense à la libéralisation et ne tient pas compte de l’humain et des données écologiques, a martelé M. Thiollet. Un des principaux problèmes des états européens aujourd’hui est de ne pas être capable de parler d’une seule voix sur les questions environnementales. Qui plus est, le flou est entretenu parce que le discours écologique a gagné tous les partis politiques, mais de façon secondaire. A nous d’en faire, enfin, une priorité. » François Thiollet a également fait le point sur le travail des six députés européens EELV actuellement en poste : « Ils travaillent sur des sujets aussi divers que la fraude et l’évasion fiscale ; les dégagements de CO2 et les aménagements routiers ; la politique agricole ; la réglementation des déchets et la sortie du plastique ; les perturbateurs endocriniens et les traités internationaux, sujet qui tiennent à cœur à notre tête de liste, Yannick Jadot ».
    Pour Jean Delavergne, secrétaire départemental EELV dans l’Indre, « il était important que nous puissions faire remonter nos visions à François Thiollet. Il faut redonner la priorité aux questions écologiques : les autres combats n’auront plus de sens, si celui-là est perdu ».

    https://www.lanouvellerepublique.fr/indre/se-mobiliser-pour-le-climat

  4. Nous voulons des coquelicots ! 🗓

    Contre les pesticides https://nousvoulonsdescoquelicots.org/ : devant les mairies partout en France, Vendredi 5 octobre 18h30.

    « La mobilisation que nous menons avec vous n’a pas de précédent…
    « Notre objectif est limpide: forts de 5 millions de soutiens, nous contraindrons nos gouvernants…
     » L’Appel des coquelicots est un Appel à, l’action et retenez bien ces mots : le 5 octobre n’est que le premier de 24 rendez-vous mensuels… En octobre 2020, nous serons des millions devant les mairies de France. Et bien avant cela, vous tous, individus et comités divers, vous aurez trouvé, imaginé, créé des milliers d’événements de toute taille, de toute sorte, en soutien à notre Appel commun. »

  5. Non à la fermeture de la maternité du Blanc

    Hier, à l’hôpital de Châteauroux, une mission d’expertise a présenté un rapport commandé par l’Agence Régionale de Santé (ARS) afin  de « disposer d’un avis objectif sur les conditions à réunir pour une reprise des accouchements sur le site du Blanc ». C’est avec écœurement  que les élus écologistes au Conseil régional ont appris que ce rapport n’envisage rien d’autre que la fermeture de la maternité du Blanc.

    Après la fermeture de la maternité de Pithiviers en 2016, après celle de Châteaudun en mai 2018, après la suspension « temporaire » des accouchements au Blanc, c’est un nouveau coup qui serait porté aux territoires ruraux de la région Centre-Val de Loire.

    Il est inacceptable de fermer la maternité du Blanc alors que les futures mamans ne disposent d’aucun autre service hospitalier à moins d’une d’heure ! Le Gouvernement ne comprend-il pas qu’au-delà de la nécessaire sécurité lors des accouchements, il y a aussi l’indispensable accès des habitants à l’hôpital de proximité, a fortiori lorsqu’il s’agit de la maternité ?

    Le groupe écologiste au Conseil régional Centre-Val de Loire est totalement solidaire avec les citoyens et les élus mobilisés sur le terrain, notamment Annick Gombert, notre collègue conseillère régionale et maire du Blanc. Le combat n’est pas perdu. Il est impératif est essentiel de sauver la maternité du Blanc et de lui donner les moyens de fonctionner et d’y affecter les personnels indispensables. Un recul du service public de santé fragiliserait terriblement les conditions de vie sur ce territoire rural.

    Les élus du groupe écologiste au Conseil régional

  6. Marches pour le climat 🗓

    Samedi 8 septembre auront lieu un peu partout sur la planète des rassemblements, des marches pour le climat. Toutes les infos ici : https://fr.riseforclimate.org/. Dans la région, plusieurs rassemblements sont prévus, EELV appelle à y participer

    – à Bourges, 11h place Séraucourt

    – à Orléans, 14h rendez-vous à côté de la guinguette Le boui-boui, la Capitainerie, quai du Fort Alleaume. Plus d’infos sur l’événement Facebook, cliquez ici…

    – à Tours, 15h place de la Préfecture, (avec en particulier un mot d’ordre simple : plus du tout de subventions publiques pour l’aéroport de Tours).

  7. Réaction de Charles Fournier au lendemain de la démission de N. Hulot

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    Au lendemain de la démission de Nicolas Hulot, l’affirmation de la Fédération des chasseurs, reprise par son président départemental Hubert-Louis Vuitton, selon laquelle « les chasseurs sont les premiers écologistes de France » n’a pas manqué de faire sourire Charles Fournier. « Sur le terrain, on ne peut pas vraiment dire ça, répond le vice-président EELV du conseil régional, et la 6e extinction des espèces que nous sommes en train de vivre devrait plutôt inciter à revoir les règles en la matière. »
    Pour autant, Charles Fournier ne souhaite pas crier haro sur le chasseur. « Nous avons accepté de les inclure au tour de table dans les discussions concernant l’Agence régionale de la biodiversité », souligne-t-il. « Mais les chasseurs ont tout de même une fâcheuse tendance à préférer discuter dans les couloirs, par exemple sur un sujet sensible tel que l’engrillagement de la Sologne. »
    L’appel à une coalition citoyenne Quant à la démission de Nicolas Hulot, elle ne l’étonne pas. « L’homme providentiel, ça ne marche pas, Nicolas Hulot vient d’en faire lui-même l’aveu, honorablement. Mais rappelons-nous aussi qu’à chaque fois dans un gouvernement qu’il a fallu faire un arbitrage, il ne s’est pas fait en faveur des ministres écologistes », analyse Charles Fournier. « Il faut continuer le combat en faveur de l’environnement parce que tous les signaux aujourd’hui sont au rouge, et qu’il faut agir pour que ça change. Mais c’est avec les citoyens comme force de pression sur les décideurs qu’on y arrivera, pas autrement. »
    L’élu régional en appelle à la création d’une « coalition de la société civile, des ONG, des associations, avec EELV à son service, pour exiger le changement. On voit bien le poids des lobbys ! S’il y a une coalition citoyenne, des mouvements citoyens forts et ancrés dans les territoires, ça marchera », dit encore Charles Fournier, qui veut rester « du côté de l’optimisme. Le changement viendra des citoyens organisés, qui diront stop ! »

    paru dans la NR-41, le 30/08/2018

    https://www.lanouvellerepublique.fr/loir-et-cher/des-lobbys-citoyens-pour-faire-pression?platform=hootsuite

     

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